dimanche, mars 19, 2017

Conneries

Sur ATV, au journal de 19h :" les colons ont importés le cochon sauvage pour nourrir les esclaves qui s'étaient échappés". Ils va vraiment falloir les sanctifier : Ils ont partagés leur culture, ..., et fait en sorte que les esclaves marrons ne meurent pas de faim. Trop gentils !!! "

M. Symphor 


------------ 
Réponse  de Josépha Luce 

 Ce fut exactement le contraire. Lorsque les colons sont arrivés en Martinique, on trouvait des cochons sauvages. Mais deux ou 3 décennies plus tard, la voracité légendaire de ces mêmes colons avait occasionné l'extinction de la race des cochons sauvages (qui avaient été introduits par les Espagnols), de même que les perroquets, diable, lamantin, lézard... De toute façon tout le monde sait que le colon exécrait le marron, et tout esclave qui donnait la moindre bouchée de manger à un marron était puni d'un quatre-piquet plus ou moins long puis jeté dans la geôle d'habitation. Par conséquent, je ne vois pas trop bien comment ils leur donneraient à manger en même temps!

jeudi, mars 16, 2017

colonisation et nazisme


Olivier Mukuna : Après la commémoration française de « l’abolition de l’esclavage», à laquelle participait Nicolas Sarkozy, que pensez-vous d’une de ses déclarations : « La France n’a pas à rougir de son histoire. La France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide … La vérité c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui ait tant œuvré pour la civilisation, le développement et si peu pour l’exploitation » ?

Jacques Vergès : C’est évidemment un discours de candidat… La question n’est pas de rougir ou même de se repentir. Il s’agit d’autocritique. La repentance évoque la religion ; l’autocritique, une attitude responsable. Simplement se dire : Voilà ce que nous avons fait et cela a aboutit à une catastrophe. Quelles erreurs, quelles fautes avons-nous commises pour en arriver là ? L’autocritique reste à faire pour l’esclavage, mais aussi pour la colonisation qui a commencé au 19ème siècle. Une période de printemps des peuples en Europe, mais de grands malheurs pour ceux d’Asie et d’Afrique. Pourquoi ? Parce qu’on a justifié par la science l’infériorité de ces êtres humains.
On convoqua Darwin pour asseoir une sélection naturelle selon laquelle les plus aptes doivent triompher des plus faibles. Darwin lui-même - qui possédait des qualités humaines -, déclare : « A l’échelle des siècles, il est évident que beaucoup de civilisations arriérées vont disparaître ». Sur cette base, nous, les Européens, avons estimé avoir des droits sur ces peuples jugés inférieurs. Le droit de conquérir leurs terres, le droit de les faire bosser pour nous et le droit de les détruire…

Lorsqu’on parle de génocide, on oublie souvent la Tasmanie. Par définition, cette île au large de la Nouvelle-Zélande était peuplée de Tasmaniens. Il n’y en a plus ! La dernière Tasmanienne est morte en 1877. Les colons anglais les chassaient au fusil et avec des chiens. En Australie, les Aborigènes n’étaient pas représentés. Les Anglais considéraient que ce peuple faisait partie de la faune. 

Pour les animaux, on procède à une estimation, pas à un recensement…

Olivier Mukuna : Selon Sarkozy et d’autres, la France a davantage développé qu’exploité ses ex-colonies…

Jacques Vergès : Dans les colonies françaises, il y avait surtout le travail forcé… Prenez des modèles de réflexion subtile et modérée comme Tocqueville. 

Cet auteur de textes très intéressants sur la fin de l’Ancien régime et la démocratie américaine disait aussi : « Avec les Arabes, il faut savoir brûler les récoltes, razzier les villages, faire prisonnier les femmes et les enfants » ... 

Dans les années 20, Léon Blum, ce parangon du socialisme démocratique, écrivait : « Les races supérieurs ont des droits et des devoirs envers ceux qui ne sont pas parvenu au même degré de civilisation » … 

En 1936, le docteur Schacht, grand bourgeois, banquier puis ministre des finances d’Hitler, rend visite à Léon Blum. Il lui dit : « Je suis opposé à un empire colonial en Europe ». C’est-à-dire à un système colonial visant des Blancs. « Mais je suis favorable à ce que l’Allemagne recouvre des colonies en Afrique », ajoute-t-il. Blum répond : « Je suis d’accord avec vous. Je vais intervenir auprès des Anglais afin qu’ils vous restituent certains territoires africains ».

Olivier Mukuna : Dans votre dernier livre (1), vous écrivez : « La colonisation est la matrice du nazisme ». Une affirmation qui provoque pour le moins débat…

Jacques Vergès : Bien sûr. Un exemple : A l’époque d’Hitler, il y avait toujours un SS silencieux qui notait les propos de table du Führer. Le culte du chef l’imposait. A la libération, ces carnets ont été saisis par les Russes, puis ont été publiés et traduits en Anglais et en Français.

En 1941-42, lorsqu’Hitler envahit la Russie, il dit : « Nous devons faire avec les Slaves ce que les Américains ont fait avec les Indiens : les chasser des villes et les obliger à vivre dans des lieux reculés ». 

En 1943-44, la défaite arrive et les yeux du futur vaincu s’ouvrent. Hitler dit: « J’aurai dû exiger l’indépendance des pays d’Afrique du Nord pour que le feu prenne dans tout le monde musulman ». Il ajoute : « Les Chinois et les Japonais sont aussi civilisés que nous et peut-être l’étaient-ils avant nous ».

Au départ, Hitler se veut le continuateur des colonialistes. Hanna Arendt et Aimé Césaire le constatent aussi. Dans son Discours sur le colonialisme, Césaire écrit : « Quand M. Hitler s’est mis à éructer, cela vous a étonné en Europe. Nous, pas ! C’était le même discours que nous tenaient nos maîtres, sauf qu’eux pensaient que ces procédés colonialistes ne s’appliquaient qu’aux Arabes, aux Nègres ou aux Coolies et non pas à d’autres Blancs »... Il n’y a pas de doute : le nazisme est l’enfant du colonialisme.

[Paris Match Belgique, Bruxelles, 2007].
(1) « Que mes guerres étaient belles », Editions du Rocher, 2007.

lundi, février 27, 2017

LE CÉLÈBRE CARNAVAL CARIBÉEN DE BARRANQUILLA (Colombie)


Le Carnaval ancestral de Barranquilla la caribéenne est très important en Colombie, il est le plus important événement culturel du pays. C'est le troisième carnaval mondial juste après celui de Rio et Venise.

Depuis 2003 il est classé « chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » il a ensuite été inscrit en novembre 2008, sur la liste représentative du « patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l’UNESCO. »,
Ses origines sont très anciennes, il exhale des rites , rythmiques, instrumentations et danses afro-indigènes. Très riche en couleurs il est une des merveille carnavalesque.

D'un point de vu calendaire il se déroule lors des jours gras avec des festivités s'étalant sur une semaine, mais toute la phase préparatrice en elle même dure plus d'un mois et débute dès le mois de janvier comme de nombreux carnaval de la Caraïbe. 

Il a ses personnages traditionnels, ses reines, son roi Momo...

Le Carnaval de Barranquilla débute par « la Bataille de Fleurs », qui est un défilé populaire , de nombreuses parades s'en suivent dont la Gran parade comparses. Il s'achève avec l'enterrement symbolique de « Joselito Carnaval ».

Emmanuelle Bramban









mardi, février 14, 2017

Devoir de mémoire : Souvenons-nous du : Massacre de la Saint-Valentin en Guadeloupe, le 14 février 1952


(Un odonyme local (Rue du 14-Février-1952) rappelle ces événements pour ne point les oublier

En 1952 a lieu un mouvement revendicatif impliquant des petits planteurs et colons sur l'ensemble de la Guadeloupe

Le 14 février 1952, dans la commune du Moule, est organisée une grève par les ouvriers de l'usine Gardel pour une hausse de leurs salaires. Des barrages avaient été érigés par les grévistes sur le piquet de grève. Les forces de maintien de l'ordre français sur place reçurent l'ordre de tirer sur la foule, le bilan est de 4 morts et 14 blessés. Ces événements sont connus à la Guadeloupe sous le nom de massacre de la Saint-Valentin.

Origine du mouvement

Le mouvement a commencé en novembre 1951 dans le nord Grande-Terre. Les revendications concernent alors la rémunération de la journée de travail et l’allègement des tâches sur les champs des békés. Les grévistes demandent que leurs salaires soient similaires à ceux des Français. Ils évoquent la loi du 16 mars 1946 qui faisait des colonies des Antilles des départements Français. Puis les revendications s'étendent à une augmentation du prix de la tonne de la canne à sucre.

Au début de l'année 1952, les grévistes reçoivent le soutien des fonctionnaires qui réclament la revalorisation de leurs salaires. Un appel à la grève générale est lancé sur l'ensemble de la Guadeloupe. L'ensemble des sites de production de la canne sont touchés : Petit-Bourg, Capesterre, Comté, Beauport, Bonne Mère...

Massacre

Le 11 février, les CRS prennent position dans la commune de Moule, qui accueille à l'époque, plusieurs usines de sucre et de distilleries de rhum et le seul port de la côte atlantique. Le 14 février 1952, les grévistes érigent un barrage à l’entrée du boulevard Rougé pour empêcher l’accès de l’usine Gardel aux charrettes de cannes à sucre.

Les CRS tirent sur la foule désarmée; 4 guadeloupéens sont tués : Constance Dulac, Capitulin Justinien, François Serdot et Édouard Dernon. 14 autres Guadeloupéens sont blessés. Certaines victimes n'avaient pas de liens avec les manifestants.

Mémoire

Chaque année des manifestations commémoratives sont organisées le 14 février par des organisations politiques et syndicales de la Guadeloupe. Une stèle est érigée devant le cimetière du Moule. Un odonyme local (Rue du 14-Février-1952) rappelle ces événements.

lundi, février 13, 2017

Une déclaration sur les bamboulas en Martinique au 19è siècle lorsque c'était le nom d'une danse

"Il faut que le Peuple change ses mœurs. Les habitudes de l’esclavage doivent disparaître à l’aspect de la liberté. Ainsi les charivaris, les boisbois, les bamboula, les piya, les violences quelconques ne sont plus de saison. Ils rappellent un passé que l’oubli dévore ; ce sont des anachronismes indignes du présent et surtout de l’avenir.

L’amour propre, toute fausse honte de céder à une volonté contraire, ne doivent pas être écoutés. Gardons-nous de fomenter de vieux levains sous prétexte de dignité personnelle.

Pardon, concitoyens, si je me permets de vous faire la morale. Vous avez le droit de me juger à votre tour, de me blâmer si j’ai tort ; mais si j’ai raison, vous m’écouterez car j’ai la confiance intime que je ne parle pas à des sourds.
Salut et fraternité.
Pory-Papy

Membre correspondant de la Société française pour l’Abolition de l’Esclavage.
Les Antilles, 1849
Saint-Pierre. Martinique."

dimanche, février 12, 2017

THE BRITISH EMPIRE : de l'esclavage à l'engagisme.


Au nombre des puissances esclavagistes européennes dès  première moitié du XIXème siècle, l’Angleterre fut précurseur en matière d’abolition (advenue en 1833 pour ses colonies) et, par voie de conséquence, également en matière d’engagisme post-abolitionniste, singulièrement indien : 1834, arrivée du premier convoi indien dans une colonie anglaise, l’Île Maurice.

Cette précocité fut tout de même facilité par le fait qu’existait à cette époque un immense Empire britannique des Indes – donc un vaste réservoir d’Indiens sujets britanniques susceptibles d’émigrer pour être engagés sur les plantations des colonies à sucre (entre autres) de l’Europe de par le monde, et d’abord de l’Angleterre.

Différentes raisons sont classiquement avancées pour expliquer qu’à cette époque - et plus largement encore à partir de 1860/1861 l’Angleterre ait facilité l’émigration et le recrutement de ces Indiens, sujets britanniques, vers ses colonies :
- En premier lieu, la nécessité de remédier à l’hémorragie de main d’œuvre anciennement servile enregistrée au lendemain de l’abolition de 1833.

- Egalement, la volonté britannique de tarir, par ce recours à l’immigrant indien, une traite négrière qui se poursuivait de fait sous le "pseudo" d’immigration africaine et en dépit de son interdiction formelle déjà ancienne.

- Mais il y avait sans doute également, au rang des mobiles - sinon des motifs – des autorités coloniales indo-britanniques, une possible préoccupation politique de "purger" quelque peu de son trop plein démographique dérangeant, un Empire britannique des Indes régulièrement frappé par des disettes meurtrières ; voire, sans doute aussi, exporter un peu de sa délinquance, de ses miséreux, de ses asociaux divers et variés, de sa marginalité et son agitation sociales.

Faciliter l’émigration pouvait y contribuer à la marge, et les plaintes récurrentes, qui émanaient des lointaines colonies d’immigration et concernaient la "qualité des convois", peuvent accréditer cette idée.

- Enfin, de façon plus conjoncturelle, des "événements" d’ampleur eurent lieu en 1857 qui paralysèrent durablement l’activité industrielle avec l’impact socio-économique et l’agitation sociale que l’on peut imaginer dans l’Inde populeuse du milieu du XIXème siècle ; dès lors, l’émigration peut avoir joué un peu comme "soupape de décompression" sociale, "voie de dégagement" d’une (petite) partie des Indiens "impactés" par la crise ouverte en 1857 dont, peut-être, quelques "indésirables".

Mais, cette année-là, l’émigration indienne post-abolitionniste n’était déjà plus une nouveauté depuis l’arrivée, en 1834 à l’Île Maurice, du premier convoi indien dans une colonie britannique !


Jack Caïlachon chercheur guadeloupéen en histoire, Février 2017.

mardi, février 07, 2017

QU'EST-IL ARRIVÉ AUX OLMÈQUES ?


Les Olmèques ont dominé le Mexique et l'Amérique centrale, il y a environ 3 113 ans avant l'an 1 jusqu'à environ l'an 400 de l'ère actuelle, alors qu'est-il arrivé aux descendants des Olmèques?.. Voici le fait choquant:
Les Olmèques s'étaient répandus dans les Amériques en fondant des colonies et en commerçant dans toute la région, dont quelques uns resteront au Mexique, où certains se mélangeront à d'autres peuples (une triste tendance qui a également conduit à leur disparition) tandis qu'une grande majorité quitteront leurs colonies pour retourner aux activités commerciales et maritimes entre l'Afrique et les Amériques au moment de la visite de Colomb.
Les descendants des Olmèques avaient également colonisé la vallée du Mississippi, le Texas et le sud-ouest des États-Unis, où ils deviendront plus tard victimes d'enlèvements pour l'esclavage lorsque l'édit papale avait décidé d'asservir tous les descendants de Ham trouvés dans les «Nouvelles Terres», c'est pourquoi aujourd'hui dans les Amériques, les communautés Noires présentes au Brésil et au Canada sont un mélange de Olmèques, de Washitaw, de Califunami (Noirs de Californie), de Yamassee, de Gwale, de Karib et d'esclaves Africains amenés aux Amériques après Christophe Colomb.
Les Olmèques n'ont jamais vraiment disparu , mais ont été seulement déplacés dans diverses régions de l'Amérique centrale (Amaruka) et du Mexique, où ils ont été transformés en esclaves aux "États-Unis".
Beaucoup de XI (Shi) (Olmèques, Mande) ont été victimes d'enlèvement pour l'esclavage et même si certains étaient restés au Mexique, la majorité des descendants des Olmèques (Washitaw) s'étaient déjà répandus dans toute les Amerukau (Amériques), où ils avaient colonisé la vallée du Mississippi (en Amérique du Nord), le Texas, le Sud-Ouest américain, les îles des Caraïbes (les îles Bermudes, la Jamaïque, Haïti, les Bahamas, la Trinité et la Barbade, etc.).
Ils se sont même installés sur l'île de Pâques et avaient également établi des colonies dans les îles des Caraïbes, où certains sont maintenant connus sous le nom d'Arawak, ces fameux indiens rencontrés par l'équipage de Christophe Colomb, cependant les derniers Arawaks survivants disparaîtront mélangés avec les Portugais, les Espagnols, les Britanniques et les «tribu Taino."
A ce propos, Alphonze de Qatrefages, anthropologue au Musée National d'Histoire Naturelle à Paris, avait identifié dans son livre "L'ESPÈCE HUMAINE" (1905) que "des habitants Noirs avaient été trouvés en petit nombre dans des régions isolées en Amérique, les Jamassi (Yamassee) de la Floride, les Charus du Brésil, les Caribeens Noirs de Saint-Vincent sur le golfe du Mexique, les Zuni Noir de l'Arizona et du Mexique actuel, en sont quelques exemples.

Dawidi Uchiwa

Source : "l'histoire des Africains-Olmèques" 1st book Bibliothèque
Hotep

A lire 

lundi, février 06, 2017

5 FÉVRIER 1694 CHUTE DE LA RÉPUBLIQUE MAWONE DE PALMARÈS AU BRÉSIL #BlackHistoryMonth


Palmares était l'une des plus importantes communauté mawone quilomobola au Brésil qui s'était auto-affranchie. 

Mais ce 5 février 1694 elle fut écrasée par l'armée coloniale portugaise qui a mené son offensive durant la nuit.
"Nuit du 5/6 février 1694 ;
Dans la nuit du 5 au 6 février 1694, le Quilombo dos Palmares tombe après 22 jours de siège.

Ce Quilombo fut le plus grand État créé par des esclaves fugitifs des 1606 dans le nord—est de la colonie portugaise du Brésil. Les colons portugais réagissent rapidement et des 1612 lancent une expédition militaire pour le détruire. Cette tentative sera vaine. Il faut attendre 1634 pour qu’une source portugaise mentionne Palmares comme une menace.À cette époque, la guerre entre le Portugal et les Provinces—Unies pour le contrôle du Brésil entraîne un afflux d'esclaves noirs fugitifs à Palmares.

A leur tour, les hollandais prennent conscience du danger que représente pour eux |'existence d'un État d'esclaves fugitifs. Il rassemble à son apogée entre 20 et 30 000 habitants, parmi eux les plus nombreux sont des esclaves noirs venus du golfe de Guinée mais, l’on y trouve aussi des métisses et des Indiens. Ce Quilombo était construit sur une base égalitaire. Le roi y était élu en fonction de sa capacité a diriger le pays. Il n’est donc pas abusif de parler d’une véritable république.

Sa puissance fut telle que les baronnies locales se sont accommodées de son existence. Le troc de marchandises s’installe comme pratique courante au grand dam de Lisbonne.

De fait, c'est l'ensemble d'un ordre social encore instable — la puissance portugaise sur le Brésil — qui est remis en question. Cela est inacceptable pour la couronne brésilienne. La seule solution possible est la destruction totale de Palmares.

Entre 1671 et 1678, plus de 25 expéditions militaires sont organisées par les Portuguais. Leur mission : détruire et saccager l'ensemble des infrastructures de Palmares, notamment les récoltes, défricher la zone afin de préparer une offensive d'envergure. Aucune de ces tentatives ne fut décisive tant les techniques de guérilla des défenseurs furent efficaces.

Les offensives finales eurent lieu à partir de 1692. Elles s'achèvent en 1694 avec la chute du Quilombo après plus de 65 ans d'existence. Le dernier roi, Zumbi dos Palmares, symbole de la lutte, continue de résister jusqu’à son décès en 1695. Le 20 novembre, da de sa mort est aujourd'hui férié dans de nombreux États brésilien, c'est le «jour de la conscience noire ». "

Source : Extrait de "A Gauche" N° 1466 du 29/01/2016 Massy place au peuple

vendredi, février 03, 2017

Une nouvelle date contre la traite des humains décidée par le Pape François autour de Ste Bakhita



Une nouvelle date contre la traite des humains décidée par le Pape François autour de Ste Bakhita : le calendrier commémoratif s'agrandit, et se politise avec la date du 8 février.

Communiqué :

"Le 8 février, fête de Sainte Bakhita, a été déclarée par le Pape François « Première Journée internationale de prière et de sensibilisation contre la traite des êtres humains. »

Qui était Ste Josephine Bakhita ? Elle est née au Soudan en 1869, dans une famille aisée. Alors qu’elle n’avait que 9 ans, elle fut enlevée par des négriers : vendue à plusieurs reprises, elle connut les atrocités d’un esclavage qui laissa dans son corps jusqu’à 144 cicatrices des sévices subis. Elle a enduré aussi des violences sexuelles. Malgré ses souffrances, elle gardait une grande bonté. Elle est arrivée en Italie dans les mains d’un marchand qui l’a donnée à sa fille comme esclave domestique. C’est là que Bakhita a rencontré le Christ en croix à qui elle s’est sentie identifiée. Elle est baptisée sous le nom de Joséphine.


Lorsque sa maîtresse quitte l’école-internat où elle se trouve avec sa servante-esclave, Bakhita refuse de l’accompagner sous l’argument qu’elle est une «enfant de Dieu », donc libre… La famille porte l’affaire devant les tribunaux et avec l’aide des sœurs canossiennes elle gagne la liberté. Alors elle devient sœur canossienne jusqu’à sa mort survenue en 1947. Dans le délire de sa maladie elle criait : « Desserrez les chaînes… elles sont si lourdes !

« Selon l’ONU, plus de 21 millions de personnes de tout âge, genre et condition, mais surtout des pauvres, sont exploités physiquement, économiquement, sexuellement et psychologiquement et vivent dans une servitude inhumaine et humiliante. C’est l’esclavage moderne.

En France cette traite prend la forme d’exploitation sexuelle, d’incitation au vol ou à la mendicité, de service domestique forcé et de trafic d’organes. Ailleurs, il se présente de plus comme mariage forcé, enfants casseurs de pierres, cueilleurs de cacao, porteurs, enfants miniers, enfants soldats, en servitude pour dettes, travailleurs agricoles, etc.

Quelques données de ce grand péché caché de notre siècle qui est la traite humaine :
- Plus de 2 millions d’enfants sont vendus chaque année pour être des esclaves sexuels.

- Toutes les 30 secondes une personne devient esclave dans le monde.

-  Actuellement un esclave ne coûte que $300, c’est pourquoi il y a davantage d’esclaves aujourd’hui que dans les années de la traite des Noirs. En Inde un enfant coûte moins cher qu’une vache.

- 50% des victimes de la traite humaine sont des enfants.

- Les trafiquants d’esclaves ont gagné 32 milliards de dollars en 2014.

En instituant cette journée contre la traite humaine, le Pape nous invite à prendre conscience de ce phénomène mondial et à nous mobiliser contre ce fléau, à passer de la conscience à la prière, de la prière à la solidarité et de la solidarité à l’action, en nous engageant pour que la traite et les nouvelles formes d’esclavage disparaissent de notre monde.

Begoña Iñarra, Sœur de Notre-Dame d’Afrique"

mardi, janvier 31, 2017

Retour des statues volés au Bénin après 117 ans


Un citoyen britannique a retourné deux statues spoliées au royaume du Bénin, il y a 117 ans lors de l'invasion du royaume du Bénin par les soldats britanniques.

Ce retour a entraîné des appels pour le rapatriement de d'autres trésors ayant subi le même sort de captation. 

La chambre des représentants, a invité le parlement britannique à intervenir dans les efforts du Nigéria pour le rapatriement des objets et oeuvres d'art dérobés qui sont dans plusieurs musées au Royaume-Uni.
La France qui a mené des opérations similaires dans les territoires qu'elles avaient sous sa domination devrait suivre cet exemple au lieu de se réfugier derrière des arguments fallacieux pour se dérober face à la légitimité des pays africains à exiger le retour les oeuvres d'art pillés. 
..........................
Photo : Mark Walker, petit-Fils du capitaine. Herbert Walker, devant le palais de l'oba (roi) du Bénin, dans l'état d'Edo, Nigeria.

En 2014, il a retourné des oeuvres et objets d'art en bronze pillés au cours de l'an 1897, durant l'expédition punitive dans le royaume du Bénin.

samedi, janvier 28, 2017

HISTOIRE CARIBÉENNE : LA RÉVOLTE DE BUSSA A LA BARBADE



BUSSA, (également enregistré en tant Bussa, ou Busso ou Bussoe) est né libre en Afrique, mais capturé puis amené à la Barbade pour travailler comme un esclave sur la plantation Bayleys dans la paroisse sud de Saint-Philippe (actuellement, la plantation de «Grande Maison» existe toujours et est devenue la résidence et studio d'enregistrement international du musicien Eddy Grant).
Sa date de naissance reste inconnue, mais on pense qu'il est arrivé à la Barbade en tant qu'adulte.

Sur la plantation Bussa a travaillé comme esclave domestique en tant que garde et n'a pas connu les difficultés intenses que les esclaves des champs enduraient.
Les esclaves domestiques généralement considérés par leur maîtres comme eux-mêmes au-dessus des esclaves des champs, certains allaient même faire part de révoltes d'esclaves à leurs «maîtres» dans le but d'obtenir des faveurs.
Bussa cependant, en dépit de sa position «privilégiée», a aidé à planifier des mois à l'avance la révolte.

Les révoltes d'esclaves sont nées d'une volonté forte pour renverser le plantocratie oppressive blanche et de revendiquer leur liberté. 

Dans la nuit du Vendredi Saint, 12 Avril 1816, les derniers préparatifs ont été faits pour la rébellion. Lors de cette réunion, il a été décidé qu'un mulâtre esclave Washington Francklyn était destiné à devenir le gouverneur de l'île. Dans la nuit du Vendredi Saint, 12 Avril 1816, les derniers préparatifs ont été faits pour la rébellion. Lors de cette réunion spéciale, il a été décidé qu'un mulâtre esclave Washington Francklyn était censé devenir le gouverneur de l'île.

Dans la matinée du dimanche 14 Avril, 1816 Bussa a conduit près de 400 esclaves des champs de canne. Plusieurs ont incendiés et des plantations Bayley à St Philippe et l'insurrection s'est propagée rapidement à Christ Church, St George, St Thomas, Sainte-Lucie et Saint-Thomas.

Les planteurs blancs ont été totalement pris au dépourvu. Les esclaves se sont battus vaillamment contre les troupes de la Première régiment des Indes occidentales et la rébellion s'est propagée de plantations en plantations jusqu'à environ la moitié de l'île qui a été en proie à l'insurrection. Il a fallu quatre jours pour les autorités afin de reprendre le contrôle.
Bussa a été tué dans la bataille, et les meneurs ont été exécutés.

Bien que la rébellion ai finalement échoué, elle n'a jamais été oubliée. En 1985, plus d'un siècle plus tard, la statue de l'émancipation a été érigée au rond-point Haggatt Hall, à St Michael. En 1999, Bussa a été nommé comme l'un des héros nationaux de la Barbade.
Il y a aussi une "Journée de l'émancipation" fête nationale, qui célèbre l'émancipation des esclaves.

Source : Itzcaribbean.com

" La révolte de Bussa a été parmi les trois grandes révoltes d’esclaves qui ont eu un fort impact sur le public aux Antilles britanniques dans les années qui ont précédé l’émancipation. La rébellion de Bussa a été suivie par la rébellion de Demerara en Guyane et par une plus grande rébellion en Jamaïque de 1831-1832."
[Noirs & conscients ]

jeudi, janvier 19, 2017

RÉACTION DU CRAN SUR LES DATES DE COMMÉMORATIONS DE L'HISTOIRE DE L'ESCLAVAGE, CONTRE LES DISCRIMINATIONS TERRITORIALES DU JOUR FÉRIE, ET POUR UN MOIS NATIONAL DE LA MÉMOIRE ET DE L'HISTOIRE DES PEUPLES NOIRS.


Pour ce qui est des commémorations liées à l'esclavage, la bataille des dates a été relancée. Un amendement a été introduit dans le projet de loi pour « l'égalité réelle », puis retiré. Les protestations se font entendre en tous sens. Certains affirment que seul le 10 mai peut être la date nationale, d'autres demandent que le 23 mai soit aussi reconnu en tant que tel.

Dans ce débat passionné, la position du CRAN est claire. Elle a été défendue par son président, lors d’une audition au Sénat en décembre 2016. Le CRAN estime que ces dates diverses ont leur légitimité, mais que cette querelle qui dure depuis très longtemps ne doit pas occulter l'enjeu essentiel : la réparation. Car « commémorer, c'est bien, réparer, c'est mieux », a déclaré Louis-Georges Tin.
Par ailleurs, si vraiment, on veut absolument parler de date, le CRAN estime que le véritable enjeu est moins de valoriser telle ou telle date, mais bien plutôt de faire que cette date, quelle qu'elle soit, soit un jour férié et chômé. Pour le coup, ce serait une véritable de réparation.

En effet, le vrai problème est là : tandis que les ultramarins bénéficient d'un jour férié en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à la Réunion et à Mayotte, ce qui est tout à fait légitime, dans l'hexagone, il n'y a rien de tel, ce qui constitue objectivement une discrimination territoriale. Dès lors, les personnes qui, dans l'hexagone, désirent célébrer la mémoire de leurs ancêtres, doivent prendre sur leurs congés, ou perdre une journée de salaire. « En d'autres termes, c'est une commémoration censitaire, et nous devons payer pour avoir le droit de célébrer la mémoire de nos ancêtres, ce qui est inacceptable », a déclaré Théo Lubin, vice-président du CRAN chargé de la mémoire.

C'est pourquoi le CRAN demande au gouvernement d'amender le projet de loi égalité réelle lors de son passage en seconde lecture à l'Assemblée nationale, et de prévoir un jour férié et chômé, quel qu'il soit, et qu’un mois pour la mémoire et l’histoire des peuples Noires soit institutionnalisé. Si cette demande n'est pas satisfaite, le CRAN se réserve le droit de porter devant le tribunal administratif une action de groupe contre cette discrimination territoriale dans l'accès à la mémoire.

« Etant à l'origine de la loi sur les actions de groupe qui, depuis novembre 2016, permet aux citoyens de porter plainte ensemble, nous sommes disposé à l'utiliser pour ce sujet de la plus haute importance, puisqu'il s'agit d'un crime contre l'humanité », a conclu Louis-Georges Tin.

mardi, janvier 17, 2017

Le président du CM98 le professeur Serge Romana


Le président du CM98 le professeur Serge Romana s'est lancé dans une grève de la faim pour défendre les dates métropolitaines de commémoration du souvenir de l'esclavage, 10 et 23 mai.

C'est la suppression par le sénat de l'article prévoyant cette disposition dans la loi sur l'égalité réelle qui a poussé le président du CM98 a entamer cette grève de la faim.

En tant qu'humaniste chaque fois qu'une femme ou un homme entreprend une telle grève cela m'interpelle car il s'agit de mettre en cause son intégré physique pour défendre une cause à laquelle il ou elle croit.

Cependant, j'ai toujours considéré que la loi sur l'égalité réelle est une loi d'assimilation culturelle et économique et je ne change pas d'avis sur la question parce qu'une disposition prévoit des dates françaises pour la commémoration des abolitions 10 mai et des victimes de l'esclavage 23 mai.
Nous Guadeloupéens qui militons pour l'émancipation du peuple guadeloupéen, nous estimons que l'heure de nous-mêmes a sonné. 

Nous avons en Guadeloupe une date nationale c'est le 27 mai. 

Pour la France ceux de nos compatriotes qui ont fait le choix d'être une minorité ethnique dans la nation française peuvent mener leur combat en ce sens. Ils ont ma sympathie.

Mais pour moi le combat prioritaire ce déroule en Guadeloupe. C'est le combat pour l'émancipation du peuple guadeloupéen.

Jean-Jacob Bicep
Président de l'Alliance pour la Guadeloupe

lundi, janvier 16, 2017

Désolée Mr Serge Romana

Votre grève de la faim ne me fait ni chaud ni froid.. 

Depuis longtemps vous vouliez de cette date ,parce que c'est la date de votre événement limye ba yo (Je crois)où vous honorez vos ancêtres africains déportés et mis en esclavage,à grand coup de concert sur la place de la Bastille où les nègres dansent jusqu'au bout de la nuit,des conférences dans lesquelles vous faites le *courbé dos challenge *au pouvoir en place..

Mr Romana ce n'est pas pour nous que vous faites cette grève de la faim,mais bien pour vous ,votre association ,vos intérêts personnels.

N'oubliez pas qu'après ma lettre au président vous m'avez répondu , vous avez défendu les juifs alors que ce n'était pas eux que j'attaquais..Romana savez vous que chez tous les peuples dans toutes les religions il y a du bon et du mauvais,qu'on peut dire des vérités sans que cela devienne une attaque contre une communauté entière! Alors maintenant vos *amis*vont vous tendre la main....Je ne vous veux pas de mal mais Ay chié baw!!vous avez fait la guerre à moult associations en région parisienne pour garder le monopole HÉ oui vous étiez à l'époque le chouchou du gouvernement. Romana les politiques ça tourne ça change ca fait et ça défait. Alors permettez moi de vous dire FOUT OU KOUYON ! Il fallait faire en sorte de ne pas être détrôné ou faire en sorte d'être intouchable mais pour cela il faut être un peu intelligent !

Donc aujourd'hui vous voudriez que l'on soit à vos côtés? Mais je sais que vous ne voulez pas mourir Serge !

Que deviendrait Viviane sans vous !

Je ne peux vous aider mais je peux vous dire que si j'étais metteur en scène je vous engagerais de suite ,très très bon acteur (une reconversion?) 

Arrêtez vos conneries ,on ne joue pas avec sa santé et planchez sur le 23 mai prochain avec le CM98 (zut il faut attendre les élections....)
ONE LOVE ❤

Joelle Ursull

A PROPOS DE LA GREVE DE LA FAIM DE SERGE ROMANA


Depuis le 13 janvier 2017, Serge ROMANA, président d’un comité dénommé Comité de Mémoire 98 (CM98), a entrepris de faire une grève de la faim devant le Sénat.

Motifs ? La suppression par le sénat, suite à un amendement d’un sénateur guadeloupéen dans le projet de loi sur l’égalité réelle, d’un article 20A qui prévoyait  de scinder la commémoration de la mémoire de l’esclavage entre le 10 mai journée nationale des mémoires sur la traite de l’esclavage et de leurs commémorations et le 23 mai prévu comme journée des victimes l’esclavage colonial.

Quand on connaît le positionnement résolument révisionniste voire négationniste de Serge ROMANA sur la traite négrière et l’esclavage des noirs, on  comprend très vite que cette grève de la faim ne peut être qu’une mise en scène bien organisée via les réseaux sociaux afin d’occuper les devants de la scène et se faire passer pour le chantre de la mémoire de l’esclavage.

Or, tous ceux qui mènent depuis plus de 30 ans un véritable  combat pour la mémoire et la réparation ne peuvent  que se rendre à l’évidence : M. ROMANA  soutenu par les descendants esclavagistes et les représentants  de l’état français,  met tout en œuvre pour étouffer l’émergence de cette mémoire et la mise en place de la nécessaire réparation des  afro-descendants qui subissent encore les conséquences dramatiques de ce crime contre l’humanité.

Ainsi, dans la fondation qu’il a mise en place avec  des grands blancs créoles,  et quelques créolisés sbires des ministères français, M. ROMANA prône la Réconciliation avec les descendants de nos tortionnaires esclavagistes en affirmant notamment qu’il nous faut  « une mémoire vidée d’accusations contre les blancs.

M. ROMANA une mémoire vidée est une mémoire tronquée !

Vous osez nous demander d’accepter  que ce crime contre l’humanité a été commis  sans criminel !!!  Mais cependant avec des victimes puisque vous faites une grève de la faim pour avoir la date qui vous convient afin de  commémorer la mémoire  des victimes de l’esclavage colonial.

N’est ce pas honteux ? Surtout quand nous savons tous que ces descendants d’esclavagistes continuent de nous dominer grâce à la possession des richesses générées par la sueur et le sang de nos ancêtres.

Sous couvert de réconciliation,  vous entendez de nouveau, comme l’a fait l’Etat français après 1848,  organiser l’oubli des victimes du crime que vous sommez de ne pas accuser leurs tortionnaires  toujours bien vivants et actifs.
Vous allez même plus loin que l’Etat français, dans votre démarche négationniste, puisque ce sont les victimes qui sont mis en accusation : d’avoir oublié leur ancêtres de ne pas les commémorer comme il se doit etc….

M. ROMANA c’est trop tard, votre grève de la faim pour la suppression d’un  article dans une loi française,  destinées à retenir une date pour commémorer la mémoire des victimes (de qui puisque pour vous il n’y a pas de criminel), ne trompe plus personne car tout un chacun sait qu’elle n’est destinée qu’à satisfaire votre mégalomanie galopante.

Pour conclure permettez-moi de vous poser ces questions, vous qui êtes associés avec les puissances économiques de nos pays  et qui avez vos entrées dans tous les ministères de la république française :

-  Pourquoi  n’avez-vous pas fait une grève de la faim  quand les magistrats de la cour de cassation nous a rejetés hors humanité en estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner un blanc créole qui avait estimé que l’esclavage avait de bons cotés au motif qu’aucun texte ne le permettait, la loi TAUBIRA n’étant qu’une coquille vide.

- Où étiez-vous quand des avocats de Martinique et de Guadeloupe sont venus à plusieurs reprises plaider à la 17 ème chambre correctionnelle de PARIS pour faire sanctionner les agissements discriminatoires de ces magistrats.

Peut être estimez vous qu’un tel combat ne peut être le vôtre puisqu’il aboutit à mettre en accusation un système raciste fondé sur la domination du….blanc créole ce que vous refusez de faire dans votre démarche de….Réconciliation.

Monsieur ROMANA contrairement aux membres de la communauté des afro- descendants que vous tentez de couillonner nous savons que vos amis députés de l’assemblée nationale française vous accordera votre jouet que vous appelez pompeusement une « arme politique » à savoir l’adoption de la date du 23 mai pour la une commémoration des victimes de l’esclavage colonial.

Et alors vous bénéficierez de l’aura nécessaire  pour accéder au poste que vous souhaitez au sein du pouvoir colonial français puisque  c’est  vous qui avez présidé le comité qui a organisé le 23 mai 1998 cette marche des afros descendants à l’initiative de nombreuses associations dont vous ne semblez nullement vous souciez actuellement.

Ce qui est sur c’est que votre démarche résolument négationniste ainsi que tout le fric que les HAYOT, DE LUCY et DE JAHAM et autres blancs créoles, mettront dans votre fondation pour créer une mémoire expurgée du crime  et orientée dans l’acceptation de la domination du blanc,  ne suffiront pas à arrêter notre marche inexorable pour la reconnaissance pleine et entière de  notre dignité humaine qui implique la réparation.

Le 14 janvier 2017
Pour le MIR Martinique
C. DUHAMEL

dimanche, janvier 15, 2017

contre l'amendement instituant une "Journée nationale en hommage aux victimes de l'esclavage colonial"


"Sans élaborer ici sur la notion d’« esclavage colonial » qui est très critiquable car l’esclavage est un système qui a pu exister en dehors du moment colonial, il faut insister sur un autre aspect qui touche la Nation tout entière. En effet, l’entérinement de ces deux dates acte d’une séparation entre histoire et mémoire de l’esclavage. D’un côté, le 10 mai célébrerait « la traite, l’esclavage et leurs abolitions » c’est-à-dire, premièrement, le système sans les acteurs de l’histoire (et peut-on célébrer un système de violence extrême niant l’être humain ?) et, deuxièmement, les abolitionnistes ; de l’autre, le 23 mai rendrait « hommage aux victimes ». Cette opposition est non seulement artificielle mais aussi anachronique et dangereuse.

Artificielle car la pensée abolitionniste s’est élaborée au croisement de la philosophie humanitariste sur l’égalité du genre humain, d’analyses économiques sur la rentabilité du sucre des colonies de l’Atlantique et de l’Océan Indien et des révoltes d’esclaves qui, à partir surtout de la révolution de Saint-Domingue, entretiennent une forte pression sur les gouvernements.

Anachronique car les esclaves ne se sont pas pensés comme des «victimes », à savoir des personnes totalement soumises à un système. Ils ont résisté en permanence, soit les armes à la main, soit dans la vie quotidienne par le refus et le sabotage des moyens d’exploitation de leur force de travail, par les avortements des femmes, par les empoisonnements, par les incendies des plantations. L'histoire des esclaves est aussi celle de leur résilience, celle de leurs combats et de leurs succès, celle du pouvoir de leurs rêves et de leurs engagements.

Dangereuse car elle construit une identité figée de « victimes de l’esclavage » pour les Ultra-Marins et a fortiori pour la jeunesse que l’on ne peut lester de cette identité pour affronter le monde. Celui-ci doit leur appartenir à égalité. Dangereuse enfin car en entérinant, par un décret, l’opposition, entre « abolitionnistes » (le 10 mai) et « victimes » (le 23 mai), la République française valide une opposition implicite entre «Blancs » et « Noirs ». C’est une vision racialisée de l’histoire de France qui est établie, en catimini.

On le sait bien la situation actuelle de la France recommande expressément de tendre à l’unité et au partage des valeurs plutôt qu’à la division. Ce n'est pas le dolorisme qui construit ni le respect ni l'égalité; c'est l’affirmation des valeurs; c'est le débat et non l'imposition violente et anti-démocratique car il n’y a eu aucune concertation sur cet amendement qui n’est demandé que par une marge de la population ultra-marine, originaire des Antilles et demeurant dans l’hexagone, et n’est nullement soutenue par la majorité des personnes vivant dans les Outre-Mer. En revanche, il faut œuvrer à l’unité du pays en s’engageant dans un véritable travail sur les problèmes de continuité territoriale, sur les expériences de discrimination et de racisme, il faut construire le futur et n’ont pas entériner une République des identités antagoniques. "

Myriam Cottias

samedi, janvier 07, 2017

C’est arrivé aujourd’hui !… 7 Janvier: Haiti

Roger Lafontant (1931 – 1991)
7 Janvier 1991. Tentative d’un coup d’état orchestré par Roger Lafontant:
Lafontant, un ancien ministre des Duvalier, s’accapara du palais et força le président provisoire, Ertha pascal-Trouillot à lire un message dans lequel elle déclara démissionner. Les partisans de Jean-Bertrand Aristide, président nouvellement élu (16 Décembre 1990) envahirent les rues de Port-au-Prince et forcèrent l’Armée d’Haiti à intervenir et arrêter Roger Lafontant. Ce dernier fut assassiné dans la nuit du 29 au 30 Septembre 1991.

7 Janvier 1946. Début de la Grève des étudiants:
Cette grève amorça la chute de Elie Lescot.

mardi, janvier 03, 2017

3 Janvier: Haiti

Louis-Joseph Janvier (1855 – 1911)

3 Janvier 1908. Arrestation de Louis Joseph Janvier, alors candidat aux élections communales de Port-au-Prince

Louis Joseph Janvier qui était revenu en Haïti après près de trois décades d’absence fut relâché plus tard et échoua aux élections.

Louis-Joseph Janvier commence des études de médecine à Port-au-Prince, puis les poursuit en France à Paris où il obtient le diplôme de Docteur en médecine de l'Université de Paris en 1881. Il entre ensuite à Science Po, d'où il est diplômé deux ans plus tard, avant d'obtenir une licence en droit à Lille.

À Paris, il contribue à des journaux et revues en publiant de nombreux articles sur l'histoire d'Haïti et donne une autre version des faits historiques de ce pays. Il regroupe ses articles dans des recueils qu'il intitule « La république d'Haïti et ses visiteurs » (1882), « Haïti aux Haïtiens » (1884), et « L'Egalité des races » (1884). Il collabora à un volume collectif, « Les Détracteurs de la race noire et de la République d'Haïti » (1884).

Louis-Joseph Janvier est chargé d'affaires puis ministre plénipotentiaire à Londres. Il ne rentre au pays qu'en 1905.

En 1908, il est candidat malheureux à la mairie de Port-au-Prince.
Il retourne diriger la légation d'Haïti dans la capitale anglaise. Enfin il est nommé en poste à Paris ; il y meurt le 24 mars 1911.

Louis-Joseph Janvier (1855 – 1911)