jeudi, août 25, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… : 25 Août Haiti


25 Août 1818. La Citadelle Henri (Laferrière) foudroyée: 
Vers 6 heures du soir lors d’un orage, la foudre tomba sur la citadelle et fit sauter la salle d’artifice. Henri Christophe et son état-major se porta en toute hâte à la Ferrière, étouffa l’incendie qui se propageait malgré la pluie et sauva le fort d’une explosion certaine. Y périrent le prince Noël, beau-frère du roi et duc de Port-de-Paix, et plusieurs officiers et soldats. Des travaux de réparations commencèrent quelques jours plus tard et s’achevèrent des les premiers d’octobre.

25 Août 1849
La Chambre des députés conféra au président Faustin Soulouque le titre d’Empereur d’Haiti: Ayant réussi à vaincre la doublure à laquelle voulait le soumettre la bourgeoisie politique et soutenu par une armée fidèle, Faustin Soulouque, président du 1er mars 1847, présenta au parlement une pétition signée par des sympathisants pour faire d’Haiti un empire. Les représentants des communes votèrent affirmativement. Le lendemain, les sénateurs donnèrent leur soutien au projet.

mercredi, août 24, 2016

Fin de mission pour le CNMHE, vers une prise de pouvoir du gens du CM98


Pour celles et ceux qui s’intéressent à la façon dont le drame de l’esclavage est pris en compte officiellement aujourd’hui en France, il faut lire ce courrier envoyé par Myriam Cottias à Manuel Valls. L’historienne martiniquaise était jusqu’ici la présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (CNMHE). Mais, contre toute attente, son mandat n'a pas été renouvelé par le chef du gouvernement. Voici ce qu’elle en dit dans ce courrier co-signé par la majorité des membre du Comité, eux aussi virés: Antonio de Almeida Mendes, François Durpaire, Annie Fitte-Duval, Jean-Claude Judith de Salins, Josy Roten et Maboula Soumahoro.

Serge Bilé

"Alors que la mission que vous aviez confiée au CNMHE se termine, nous vous prions, très cordialement, de noter que nous n'avons pas eu le plaisir d'échanger directement avec vous. Le rendez-vous que la présidente du Comité avait sollicité n'a jamais été obtenu.

La mémoire de l'esclavage est une question sérieuse. Elle mérite morale, éthique, refus de la violence, respect de la parole des uns et des autres et non pratiques de terreur. Elle ne doit pas servir de marchepied pour le pouvoir. Elle ne doit pas être un argument électoraliste de séparation communautaire. La gauche doit garantir ces exigences sans ajouter au délitement de la société française car ainsi que vous le disiez le 10 mai 2014 : « l'histoire de l'esclavage est inscrite dans la chair de la Nation » .

Aussi, souhaitons-nous que vous tiriez des conclusions qui s'imposent. Notre mandat est achevé (cela a été confirmé par un SMS de Madame la ministre des Outremer!) et nous tirons fierté de nos résultats. Le travail du Comité a représenté beaucoup d'engagement et d'investissement mais aussi de luttes contre l'adversité, le dénigrement et la calomnie, émanant de certains membres du CNMHE, en minorité. Trois à vrai dire : Emmanuel Gordien, Philippe Pichot et Frédéric Régent ?

Nous voulons maintenant les porter à votre attention car nous sommes scandalisés de voir que ces trois membres sont pressentis pour être renouvelées dans leur mandat. Nous l'interprétons comme une attitude de mépris vis-à-vis de nos actions car ces personnes n'ont œuvré au sien du CNMHE que pour leurs propres intérêts. Elles ont manifesté leur opposition à la plupart des actions (que vous trouverez en annexe à ce courrier) qui ont été menées y compris le concours pédagogique national « la Flamme de l’Égalité » et le projet qui nous semble indispensable, à savoir la « Fondation pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage ».

Plus encore, ces personnes ont violenté par la parole le doyen de notre groupe, la secrétaire-générale ; ont cherché régulièrement par la violence de leur ton et de leur propos à intimider tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec elles, c'est-à-dire la majorité des membres du CNMHE ; elles ont eu des manœuvres de dénigrement souterrain en permanence ; l'un d'entre eux a regretté que la loi Christiane Taubira ne s'intéresse pas « aux Blancs qui ont été mis en esclavage » Nous le prenons comme un affront pour notre travail et comme un mépris pour l'Outre-mer et vous demandons d'y remédier.

Nous pensons qu'il en va de la dignité que la Gauche doit à l'histoire et à la mémoire de l'esclavage et aux valeurs de la république. Nous vous prions, Monsieur le Premier ministre, de croire en l'expression de notre considération

Myriam Cottias
"


dimanche, août 21, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… : 21 Août Haiti


21 Août 1934. Célébration officielle de la fin de l’occupation américaine: 

Les Etats-Unis mettent fin effectivement à l’occupation d’Haïti commencée en 1915. Bien qu’ils aient restitué la gestion financière du pays aux Haïtiens un an auparavant, ils gardent le contrôle des douanes haïtiennes jusqu’en 1946. 
Avec le départ des dernières unités visibles de l’armée américaine une semaine plus tôt, l’occupation, après 19 ans, avait virtuellement prit fin. Le gouvernement de Sténio Vincent avait voulu célébrer par une série de cérémonies et d’activités marquer l’événement réservant toutefois ce jour pour les festivités officielles qui débutèrent par un Te Deum. 

21 août 1791 : Guerre Blancs-Mulâtres
Formation d’une "armée mulâtre" dans l’Ouest de Saint-Domingue. C’est la reprise de la guerre menée par les Mulâtres contre les colons blancs en vue de l’obtention des mêmes droits. 


mercredi, août 17, 2016

Ainsi le gouvernement a-t-il choisi la version victimo-néoconservatrice tendance négationniste de la mémoire et l'histoire de l'esclavage pour la composition du prochain CNMHE.



Je fais référence ici aux personnes de l'ancien CNMHE qui sont maintenues et qui n'ont œuvré que pour leurs propres intérêts, qui ont violenté par la parole le doyen de notre groupe, la secrétaire-générale et qui ont cherché régulièrement par la violence de leur ton et de leur propos à intimider tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec eux, c'est-à-dire la majorité des membres de la mandature précédente (un membre a dû même se rapprocher de moi par crainte que ces messieurs ne me frappent)(on a promis de "nous exploser" aussi), qui ont eu des manœuvres de dénigrement souterrain en permanence, ceux qui regrettent que la loi Taubira Christiane ne s'intéresse pas "aux Blancs qui ont été mis en esclavage". Une minorité qui soulignait lors de l'une de nos dernières séances, avec délectation, que lorsque Hitler a pris le pouvoir il n'était pas majoritaire! Voilà ce que le gouvernement choisit de maintenir, une belle vision d'harmonie et de sérénité!

La question de l'esclavage est une question sérieuse, non pas un argument électoraliste ni un hochet de consolation pour conforter ceux/celles que les urnes ont rejeté. Ces deux attitudes révèlent précisément que la Gauche ne mesure pas à son exact poids l'importance de ce passé.

Mais il fallait sans doute faire le grand ménage parmi ceux qui ont travaillé à promouvoir, défendre, faire connaître l'histoire de l'esclavage avec conviction comme ciment des valeurs de la République et les mettre hors-jeu afin de promulguer un décret -à venir on peut en être certain- sur la Journée du 23 mai comme "Journée des Victimes de l'Esclavage Colonial".

L'Outre-Mer ne devrait pas éviter les questions d'éthique, de morale, de projet politique et à l'heure de "l'égalité réelle", c'est plutôt une "exigence réelle" de pensée qui devrait être recherchée!

Myriam Cottias

mardi, août 16, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… : 16 Août Haiti


16 Août 1946 : Dumarsais Estimé Président:

La nouvelle de l’élection de Dumarsais Estimé, Député des Verrettes élu président après deux jours de scrutin, fut d’abord accueilli avec froideur par la population. Estimé réussit malgré tout à se faire aimé et respecté grace à sa politique d’ouverture et ses grandes réalisations. Dumarsais Estimé est élu Président de la République. Les élections se déroulent sous le contrôle de la junte militaire, appelée Comité Exécutif Militaire, composée du Colonel Franck Lavaud, des Majors Antoine Levelt et Paul Magloire, qui avait contraint quelques mois auparavant le Président Lescot à la démission. Ils infligeront en 1950, le même sort au Président Estimé. Le Président Dumarsais Estimé (1900 – 1953)

lundi, août 15, 2016

L’événement déclencheur de l’insurrection du 22 mai


"Le 20 mai au soir à l’habitation Duchamp, le maître a interdit le tambour pendant la soirée de la grage du manioc ; pourtant c’est la coutume et Romain, le tanbouyé, refuse d’obéir ; il en résulte un "charivari". Duchamp appelle les gendarmes qui arrêtent Romain et le conduisent à la geôle à Saint-Pierre.

Une foule de plus en plus nombreuse d’esclaves et de "libres" venant du Prêcheur mais aussi du Morne-Rouge, du Carbet, des quartiers de Saint-Pierre se dirigent vers la ville et réclament à grands cris la libération de Romain. Pory-Papy, un mulâtre adjoint au maire de Saint-Pierre prend sur lui de faire libérer Romain. Les esclaves regagnent joyeusement les habitations : ils ont gagné !

Tout aurait pu en rester là si Huc n’avait pas fait tirer sur eux – trois morts et dix blessés. On fait demi-tour, on se dirige vers Saint-Pierre emportant morts et blessés. On tue au passage le beau-fils de Huc qui fait de la provocation. Il s’en suit une véritable bataille qui fera vingt morts dans les rangs des révoltés. Mais ils l’emporteront. Huc et quelques familles békés sont contraints de fuir par la mer et quitteront définitivement la Martinique pour Cuba, Puerto-Rico ou mieux le sud des Etats-Unis où l’esclavage a encore de belles années devant lui…

Le 22 mai, le peuple envahit les rues de Saint-Pierre. Des familles békés se réfugient dans la maison des Sanois. Les insurgés entourent la maison. Un coup de feu est tiré de l’intérieur et tue un manifestant ; la maison est alors incendiée ; on dénombrera trente-trois morts.

Nous sommes le soir du 22 mai, une grande partie de Saint-Pierre est en flammes. Le peuple en armes s’est soulevé et réclame l’abolition immédiate de l’esclavage.

Le conseil municipal de Saint-Pierre appelle en urgence le gouverneur Rostoland et lui demande de décréter l’abolition même si pour ce faire il outrepasse ses pouvoirs.

L’émancipation n’a pas été octroyée, nous savons que nos ancêtres l’ont conquise. Le soir du 22 mai, Saint-Pierre est en flammes. Le 23 au matin le gouverneur Rostoland , pressé par le conseil municipal de la ville, signe le décret d’abolition"...

Marie-Christine Permal :
Intervention du 22 mai 2009 à l’Anse Cafard (Diamant)

Quelques noms martiniquais a connaître qui ont œuvré pour l'indépendance dans le monde.


Mentor

- Général Mentor, Martiniquais, à côté de Dessaline pour l'indépendance de Haiti. D'où vient l'expression "ou sé an Mentô" !

"Étienne Victor Mentor, né à Saint-Pierre (Martinique) le 26 décembre 1771 et mort à une date inconnue, adjudant-général, est un député de l'île de Saint-Domingue au Conseil des Cinq-Cents"

Pour en savoir plus sur Mentor


- Louis Delgres Martiniquais né à st-Pierre , qui mena la lutte pour l'abolition de l'esclavage à Karukera.

- Frantz Fanon, martiniquais qui a œuvré pour l'indépendance de l’Algérie proche du FLN et dont le livre " les damnés de la terre " ont servi et servent toujours aux Black Panthers.

C’est arrivé aujourd’hui !… : 15 Août Haiti


15 Août 1820. Henri Christophe frappé d’apoplexie:
Durant une cérémonie religieuse en l’église paroissiale de Limonade, le Roi Henri 1er. tomba victime d’une attaque d’apoplexie qui paralysa toute une partie de son corps.

15 Août 1820. Incendie à Port-au-Prince:
Le feu qui éclata à midi dans l’oratoire d’une dame qui célébrait le fête de l’Assomption, et qui habita à l’angle de la Grand Rue et de la rue Bonne Foi, ne tarda pas à se propager aidé par un vent d’Ouest. « La moitié des rues Bonne Foi et des Miracles fut dévasté. Près de 300 Maison disparurent dans les fammes. »

15 Août 1911. Le Général Cincinnatus leconte devint président d’Haïti à la faveur d’un vote de l’Assemblée Nationale:
Dirigeant la plus grandes des deux factions qui ont déclenché l’insurrection devant aboutir au départ du président Antoine Simon (17 Décembre 1908 – 2 Août 1911), le Général Cincinnatus Leconte, qui reçut un accueil triomphal à Port-au-Prince dix jour auparavant, le remporta sur son rival Anténor Firmin. Ce dernier était revenu de l’exil et espérait briguer les rênes du pouvoir exécutif.

15 Août 1913. Inauguration des casernes de Dessalines:
Mises en chantier sous Cicinnatus Leconte, cet édifice, à son inauguration, devint le plus imposant du pays. « Le bâtiment principal mesure 121 mètres de long et celui d’aile 70 mètres. »

15 Août 1934. Les dernières unités visibles américaines quittent Haiti:
Un départ qui mit officiellement fin à l’occupation américaine qui a duré 19 ans.

15 Août 1969.- Expulsion de dix prêtres de l’ordre du Saint-Esprit (Spiritains) et d’un laïc:
Les dix prêtres accusés d’activités subversives furent: Antoine Adrien, Yves Dejean, Ernest Verdieu, Paul Jean-Claude, Max Dominique, Paddy Poux, William Smarth, Paul Dejean, Pierre Dejean et le laïc, Pierre Cauvin.

dimanche, août 14, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… : 14 Août Haiti


14 Août 1791 : Cérémonie du Bois Caïman 

Ce fut un rassemblement nocturne sur la plantation Lenormand de Mézy, dans la plaine du Cap, au lieu-dit le "Bois Caïman". Ce fut aussi l’occasion d’organiser les préparatifs de l’insurrection armée des esclaves. La cérémonie est conduite par Boukman, un prêtre vaudou, mêlant pratiques religieuses africaines et christianisme voire Islam, selon certains spécialistes. Historiquement contestée, faute de témoignages directs, la Cérémonie du Bois Caïman est le "mythe fondateur" de l’indépendance d’Haïti.

De nos jours, certaines sectes religieuses qui évoluent en Haïti font campagne contre la commémoration de la Cérémonie du Bois Caïman, elles y voient un signe maléfique responsable des malheurs du pays. Pat Robertson, prédicateur baptiste américain, sur une chaîne de télévision des Etats-Unis, a qualifié la Cérémonie du Bois Caïman de pacte signé par le peuple haïtien avec le diable, responsable du séisme du 12 janvier 2010.

14 Août 1909.- Arrêté autorisant la formation de la Compagnie d’Eclairage Électrique des villes de Port-au-Prince et du Cap-Haitien:
Premier pas vers éclairage électrique de Port-au-Prince. Dès le mois de juillet 1910, la compagnie installa dans les rues de la capitale près de 250 lampes, et le samedi 27 août suivant durant une cérémonie officielle et aux cris de « Vie le progrès », la ville fut, pour la première fois, éclairée à l’aide de lampes alimentées par le courant électrique. L’introduction de l’électricité dans les maisons privées dut attendre une année. On est alors sous le gouvernement d’Antoine Simon.